Quelles sont les alternatives aux pesticides ?

Etre acteur dans la réduction des pesticides

En dehors de l’activité agricole, les particuliers sont les premiers utilisateurs de pesticides, avant les collectivités.

Les activités de jardinage peuvent conduire à une utilisation importante de produits phytosanitaires. Ces substances sont néfastes pour l’environnement, et présentent des risques pour le jardinier et sa famille. Des alternatives écologiques existent pour lutter contre les indésirables, mais la prévention reste essentielle ! Cela passe notamment par le choix de plantes résistantes, adaptées au climat et à l’exposition du jardin.

 

Entretenir la pelouse

Les engrais et désherbants sélectifs sont nocifs pour toute la famille, notamment les enfants qui jouent à même le sol. Pour limiter naturellement les mauvaises herbes :

  • Ne tondez pas trop court afin de limiter le développement de la mousse et la germination des graines indésirables. Passez le scarificateur au printemps et en fin d’été afin d’aérer la terre.
  • Désherbez à l’aide d’un couteau pour prélever toute la racine et limiter la repousse des mauvaises herbes. Contre le trèfle, il est recommandé de répartir en faible quantité du compost en fin d’hiver. A noter, le trèfle est un fertilisant naturel, il peut être semé dans votre potager entre deux périodes de culture pour enrichir le sol.
  • Choisissez un gazon résistant au piétinement, car le gazon fin demande un entretien coûteux et polluant.

 

Entretenir les parterres et le potager

  • Utilisez du paillage ou des écorces de bois : cela limite la pousse des mauvaises herbes, préserve l’humidité du sol plus longtemps et l'enrichit en matière organique.
  • Répartissez du compost en surface pour enrichir la terre. Les vers de terre se chargeront d’intégrer progressivement le compost à la terre. Si l'apport de compost est important, il peut être nécessaire de le mélanger à la couche de terre superficielle avec un râteau.
  • Contre les limaces et escargots, répartissez des cendres, du marc de café ou des coquilles d’œuf au pied des plantes à protéger.

 

Limiter les maladies et les parasites

  • Evitez la stagnation d’eau et évitez de mouiller les feuilles lors de l’arrosage.
  • Coupez sans attendre les parties malades de la plante et nettoyez le sécateur à l’alcool ou au vinaigre blanc.
  • Les plantes sensibles (tomates, laitues, rosiers…) peuvent être pulvérisées régulièrement avec des décoctions de plantes : jus d’algue, purin d’ortie, décoction de prêle… de nombreuses « recettes » sont proposées sur internet.
  • Alternez les espèces et les familles de plantes en évitant le retour d'un même légume au même endroit avant 3 ou 4 ans.
  • Associez les plantations de légumes, fleurs et plantes aromatiques, par exemple : la sauge repousse la mouche de la carotte et l’œillet d’inde éloigne les altises du chou-fleur.
  • Pour lutter contre les insectes dans les arbres fruitiers, pensez à la pulvérisation d’huile de colza, ou les pièges à phéromones. Vous pourrez ainsi consommer sans risque la prochaine récolte de fruits.

 

Le jardin doit être un refuge pour les « auxiliaires » : ce sont les alliés du jardinier

Pensez à aménager un espace dans votre jardin avec abris et parterres de mélanges fleuris, haies diverses autour de votre jardin. Les coccinelles, syrphes, chrysopes seront vos nouveaux locataires et vous débarrasserons des pucerons, cochenilles… La coccinelle mange de 30 à 100 pucerons par jour !

 

« Fabriquer » son compost

Faire son propre compost permet d’obtenir un fertilisant efficace, écologique et économique pour la plupart des plantes du jardin, tout en donnant une seconde vie aux déchets issus de l’alimentation ou du jardinage. Pour le réaliser, deux possibilités : utiliser un composteur, ou entasser les déchets dans un coin de jardin sous une taule, un petit toit, un hangar … Il vous suffira de mélanger le compost toutes les 3 semaines.

Entre 2 retournements, la température au centre du compost doit monter jusqu'à 50-70°C. L’été, il est conseillé d’arroser légèrement son tas de compost.

Il est très facile d’alimenter son compost. Vous pouvez utiliser :

  • Tous les déchets alimentaires (épluchures, coquilles d’œuf…), sauf les coquilles de mollusque et les os.
  • Les végétaux issus de la tonte, sauf les racines coriaces (chiendent) et graines de mauvaises herbes.
  • Les résidus de taille de haie préalablement broyés.

Après 3 à 9 mois de transformation, le compost est dit « mûr » et peut être réparti avec parcimonie dans le potager et pour les plantations.

 

Utilisation de produits phytosanitaires : les précautions à prendre pour limiter la pollution environnementale

SI vous êtes amenés à utiliser des pesticides, une des premières précautions consiste à ne jamais traiter sur ou le long d'une surface imperméable (bitume, béton...) car les produits ruissèlent intégralement et rejoignent le réseau d'évacuation des eaux de pluie. Ils finissent tout de suite dans les eaux de surface (rivières etc.) sans aucun traitement des eaux. De même, il ne faut jamais traiter à moins de 5 mètres d'un point d'eau ou cours d'eau, ou sur un terrain en pente à flanc de cours d'eau.

Zoom
Les pesticides ne sont pas utilisés uniquement dans le jardin !
Ils sont également présents dans des produits que nous sommes susceptibles d’utiliser dans l’habitat ou à même la peau : diffuseur ou spray contre les moustiques, traitement textile contre les mites, collier contre les puces et tiques… Mieux vaut les éviter pour préserver sa santé et privilégier des alternatives non chimiques.
 
Dernière mise à jour : 19 mars 2015.

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