Manger bio : quel intérêt pour ma santé, quel impact sur mon budget ?

Repenser son alimentation pour préserver son budget

Manger bio au quotidien est possible lorsque cela s’inscrit dans une démarche de consommation globale.

On peut chercher à améliorer la qualité de son alimentation en ayant recours autant que possible aux produits issus de l’agriculture biologique, de saison et de proximité. Voici plusieurs niveaux de conseils dont chacun peut s’inspirer.  

Pour manger bio au quotidien

  • Avant tout, privilégiez les plats fait-maison : il est parfois très pratique d’avoir recours aux plats cuisinés ou aux produits traiteurs. Mais bio ou pas, un plat cuisiné industriel est bien plus cher que son équivalent préparé à partir de produits bruts. Cuisiner c’est aussi le meilleur moyen de contrôler la qualité des ingrédients !
  • choisissez les fruits et légumes de saison (marché, boutique bio, AMAP…), faites le plein de légumes bio surgelés et non cuisinés (supermarché).
  • Avec les enfants c’est l’occasion de faire de temps en temps votre pain ou vos yaourts maison à base de farine et lait bio : de nombreuses recettes sont proposées sur Internet.
  • Si vous consommez des pains complets, farines, pâtes et riz complets… : choisissez-les bio car c’est dans l’enveloppe extérieure que se concentre une grande partie des pesticides. Si l’aliment n’est pas bio, il vaut mieux ne pas le prendre complet.
  • Variez vos sources de protéines : privilégiez les œufs bio qui apportent des protéines d’excellente qualité, et pensez aux protéines végétales. Très économiques, leur qualité est équivalente aux protéines animales si on associe au même repas des céréales et des légumes secs. Essayez par exemple les mélanges suivants : riz-lentille, riz-haricot rouge, semoule-pois chiche, etc.

Si consommer bio régulièrement est compliqué, vous pouvez :

  • Réserver le label bio pour les fruits et légumes les plus contaminés. En effet, dans certains cas, rincer ou éplucher les fruits et légumes ne suffit pas à éliminer les résidus de pesticides car certains pénètrent au cœur du produit. Achetez prioritairement en bio :
    • raisins, pommes, pêches, nectarines, poires, kiwis, fraises.
    • céleris, petits pois, épinards, haricots, carottes, radis, laitues, poivrons, choux.

Source : DGCCRF et ONG Environmental Working Group (EWG)

Les agrumes « non traités après récolte »  sont moins traités mais ne sont pas bio !

  • Vous pouvez acheter en « non bio » les fruits et légumes de saison et/ou locaux. Leur stockage et transport étant limités, ils sont moins traités.
  • Viande, œufs, produits laitiers etc. : si vous en avez la possibilité, approvisionnez vous directement auprès d’un producteur ou d’une coopérative d’agriculteurs. Les circuits courts ont un double intérêt : moins d’intermédiaires à payer, et possibilité de voir les conditions d’élevage (plein air, non intensif etc.).
  • Privilégiez les petits poissons (sardine, hareng, maquereau) qui accumulent moins de polluants que les gros prédateurs marins (thon, saumon…).

Bio ou conventionnel, évitez de gaspiller

Une évidence ! Pourtant le gaspillage alimentaire des français représente 20kg de déchets par an et par personne, dont 7kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés. Source : Ministère de l’Ecologie.

Quelques conseils pratiques pour réduire le gaspillage : contrôlez les dates limites de consommation (lire DLUO, DLC : quelles différences ?), congelez les restes d’un plat en parts individuelles ou familiales…Trouvez des conseils pratiques sur les sites dédiés à la campagne Réduisons vite nos déchets, ça déborde.

Comment reconnaitre les produits bio ?

Le logo Agriculture biologique européen et la marque AB indiquent que les produits sont 100% bio ou contiennent au moins 95% de produits agricoles bio dans le cas des produits transformés.

D’autres labels peuvent être apposés sur les produits issus de l’agriculture biologique. Leur cahier des charges est plus stricte que celui des labels français et européens et apportent ainsi des garanties supplémentaires :

  • Bio Cohérence ; Nature et Progrès : conversion totale des exploitations à la production bio, qualité écologique du produit (production française), produits 100% bio, 0% d’OGM...  

  • Demeter : fermes converties à l’agriculture en biodynamie, réutilisation des sous-produits...

  • Equitable Ecocert ; Bio Equitable et Bio Solidaire : cahier des charges garantissant le respect des travailleurs, rémunération juste...

Zoom
Bio ne veut pas forcément dire équilibré, sain ou respectueux de l’environnement !
Le label bio n’apporte aucune garantie concernant la composition nutritionnelle d’un produit. Certains plats préparés peuvent contenir de l’huile de palme, être trop gras ou trop salés, alors pensez à lire la liste d’ingrédients sur l’emballage !
D’autre part, évitez les produits emballés dans du plastique (jambon, noix sous vide, etc.), favorisez le vrac (noix, céréales…) et les sacs en papier afin d’éviter les perturbateurs endocriniens contenus dans les plastiques.
Certains produits ou ingrédients bio sont importés et peuvent s’avérer totalement anti-écologique s’ils sont produits à des milliers de kilomètres et/ou dans des serres chauffées. Privilégiez les produits de saison, si possible les petits producteurs (marché, AMAP) ou les produits locaux disponibles en magasin bio.

 

Les petits pots pour bébé : bio ou pas ?

Les aliments destinés aux jeunes enfants sont encadrés par une réglementation beaucoup plus stricte que celle de l’alimentation courante.  Elle impose des résidus de pesticides beaucoup plus faibles, en nitrates notamment. Par contre si vous préparez vous-même les repas de votre petit, il est vivement conseillé d’utiliser des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.

Dernière mise à jour : 4 mars 2015.

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