Handicap : suivre une formation pour augmenter ses chances de trouver un emploi

Intégrer le monde du travail, et y rester !

De nombreuses options sont possibles pour acquérir de nouvelles compétences et augmenter ses chances de trouver un emploi, ou de réussir son reclassement. Le bilan de compétences peut être une bonne première étape : il permet d'analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et motivations afin de définir un projet professionnel et, éventuellement, un projet de formation. 

Suivre une formation professionnelle

  • le « travailleur handicapé » a accès aux mêmes dispositifs que les autres salariés ou demandeurs d'emploi : le droit individuel à la formation (DIF) pour acquérir une qualification plus élevée, le congé individuel de formation (CIF) pour une qualification plus élevée mais aussi changer d'activité ou de profession, la réalisation d'un bilan de compétences ou la validation des acquis (VAE).
  • Les organismes de formation, de même que l'ensemble des acteurs de la formation professionnelle continue doivent mettre en place des adaptations, individuelles ou collectives, pour les personnes en situation de handicap (malentendants, mal voyants, personnes à mobilité réduites).
  • Les frais correspondants aux formations sont pris en charge par l’Etat via l’Assurance Maladie (coûts de formation et frais de séjour financés au prix de journée). Quant à la rémunération des stagiaires, elle peut être prise en charge par l’Etat, la Région, Pôle Emploi. 

Bénéficier d'un stage ou d'un contrat de réadaptation professionnelle 

Le travailleur handicapé peut bénéficier d'une aide pour se réaccoutumer à sa profession ou apprendre un nouveau métier. Il s'agit principalement du contrat de réadaptation professionnelle et du stage de réadaptation professionnelle. Pour bénéficier de ce type d'aide, il faut avoir été reconnu « travailleur handicapé » par la Commission des Droits pour l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). Les dispositifs de réinsertion s'adressent à la personne qui a perdu la possibilité d'exercer son emploi à la suite d'une maladie invalidante, d'un accident du travail, d'une maladie professionnelle ou d'un accident de la vie.
Le contrat de réadaptation professionnelle : Ce contrat est rémunéré à durée déterminée (CDD) avec un employeur, d'une durée de 3 mois à 1 an selon les besoins du travailleur handicapé. L'employeur peut être l'ancien employeur du salarié (réadaptation) ou un nouvel employeur (apprentissage d'un nouveau métier).

  • S'adresser à la Direction du personnel de son entreprise, au médecin du travail, au service d'appui pour le Maintien dans l'Emploi  des Travailleurs Handicapés (SAMETH) 

La formation dans un centre de réadaptation professionnelle: Ouverte au salarié comme au demandeur d'emploi reconnu « travailleur handicapé », cette formation est réalisée en général dans un centre de réadaptation professionnelle, public ou privé, qui est un établissement médico-social. À ce titre, les frais de formation sont pris en charge par l'assurance maladie. La formation doit permettre au bénéficiaire d'acquérir une nouvelle qualification débouchant sur un diplôme. La durée varie de 10 à 30 mois. L'objectif est de permettre au travailleur handicapé de retourner dans le monde professionnel avec de nouvelles compétences. Le travailleur a le statut de stagiaire de la formation professionnelle. La durée de sa formation est payée sur la base de son ancien salaire.

  • S'adresser à « CAP- emploi » ou à la MDPH si on est demandeur d'emploi
  • S’adresser à la Caisse  Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) ou à la  MDPH si on est salarié.

                 
Souscrire un contrat d'apprentissage

La limite d’âge supérieure d’entrée en apprentissage est en principe fixée à 25 ans. Toutefois, il peut être dérogé à cette limite d’âge lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne à laquelle la qualité de « travailleur handicapé » a été reconnue ; dans ce cas, il n’y a pas de limite d’âge supérieure.
L'apprenti handicapé peut percevoir une aide de 1500 € pour un contrat d'apprentissage de 6 à 11 mois. Le montant est doublé (3000 €) si le salarié est âgé de 45 ans et plus. 3000 € pour un contrat d'apprentissage de 12 mois et plus. Le montant est doublé (6000 €) si le salarié est âgé de 45 ans et plus.

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Le droit au reclassement : l'employeur a obligation de le mettre en œuvre, mais pas celle d'aboutir... 
Lorsque l'inaptitude du salarié est établie par le médecin du Travail, l'employeur est tenu de faire des propositions de reclassement dans l'entreprise. Ces propositions doivent tenir compte des indications du médecin du travail. L'employeur doit proposer au salarié un nouvel emploi adapté à ses capacités, aussi comparable que possible à l'emploi qu'il  occupait précédemment. Le salarié peut accepter ou refuser le poste de reclassement proposé. Si le salarié accepte une proposition qui suppose une modification du contrat de travail, celui-ci doit faire l'objet d'un avenant. S'il refuse les propositions qui lui sont faites, il peut être licencié pour inaptitude.

Dernière mise à jour : 30 mars 2014.

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