Habits, jouets, soins : comment réduire l'exposition de mon enfant aux perturbateurs endocriniens ?

Enfants et femmes enceintes : à protéger en priorité

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux produits que nous utilisons quotidiennement, et notamment certains produits destinés aux enfants.

 

 

 

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux produits du quotidien : on les trouve dans les aliments non bio, dans certains soins du corps, jeux ou peluches, ustensiles plastique... La bonne nouvelle, c'est qu'on peut les éviter en adoptant de nouvelles habitudes, bien souvent plus écologiques et économiques ! 

 

Plus que la dose, c'est le moment d’exposition qui détermine le risque santé

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui altèrent la régulation hormonale de notre corps, même à très faible dose. Ainsi, contrairement aux autres substances toxiques, les risques pour la santé de sont pas liés à la quantité à laquelle on est exposé. Pour protéger les consommateurs, il est donc nécessaire de mettre en place une réglementation adaptée aux perturbateurs endocriniens. Dans le domaine alimentaire par exemple, la présence de "traces" de pesticides, même en-dessous des "limites maximales de résidus", peut avoir à long terme un impact sur la santé.

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Les 1000 premiers jours de vie

C'est pendant la vie foetale et la petite enfance, lorsque l'organisme est en construction et particulièrement vulnérable, que les perturbateurs endocriniens peuvent avoir le plus d'impact sur la santé. C'est pourquoi l'Organisation Mondiale de la Santé met en avant les 1000 premiers jours de vie, de la conception de l’enfant à ses 2 ans, comme une période importante pour la prévention des maladies chroniques avec l'adoption d'une bonne hygiène de vie.

Perturbateurs endocriniens : quel impact sur notre santé ?

En perturbant la très fragile régulation hormonale de l’organisme, les perturbateurs endocriniens altèrent le bon fonctionnement de tout notre corps. Ces molécules sont aujourd’hui qualifiées de « menace mondiale » par les plus hautes instances internationales. L’ONU a apporté les preuves scientifiques démontrant la responsabilité des perturbateurs endocriniens dans la survenue de plusieurs tendances sanitaires alarmantes : cancers, hyperactivité, diabète de type 2, obésité, infertilité, etc. sont à relier à l’altération de notre environnement. Les enfants exposés seront plus durement affectés que les adultes, puisqu’ils n’ont pas la même capacité à détoxifier et éliminer les polluants dans leur corps.

Une vidéo pour comprendre le lien entre polluants, obésité et diabète

Découvrez-y également l’expérience de « biomonitoring » (visant à détecter la présence de certaines substances dans le corps humain) en Ile-de-France, et les actions de prévention mises en place dans certaines crèches et services de soin.

 

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La réglementation des perturbateurs endocriniens évolue lentement
  • Biberons : le Bisphénol A est exclu des biberons en polycarbonate depuis 2010. La réglementation s’étend à tous les contenants alimentaires destinés aux nourrissons et enfants en bas-âge depuis Janvier 2013.
  • Dispositifs médicaux (poches de perfusion, utilisée notamment chez les enfants prématurés…) : la loi interdit également tout perturbateur endocrinien dans les dispositifs médicaux. « C’est une excellente nouvelle pour les nouveau-nés en service de néonatologie qui sont particulièrement exposés et vulnérables à ces substances dangereuses » commente André Cicolella, Président du Réseau Environnement Santé. Mais il convient d’être toujours vigilant aux produits que l’on utilise pour nos enfants en attendant d’autres avancées réglementaires.
  • Lingettes pour bébé : certaines contiennent du phénoxyéthanol, un agent conservateur. A l’issue d’une évaluation du risque lié à l’utilisation de cette substance, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé a publié un rapport dans lequel elle recommande, pour les enfants de moins de 3 ans, de ne pas utiliser de phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège et de restreindre la concentration de cette substance dans tous les autres types de produits à 0,4 % au lieu de 1 % actuellement.

Retrouvez des conseils pratiques dans la rubrique Je veux agir, pour réduire l’exposition de votre enfant, et de toute la famille, aux perturbateurs endocriniens.

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Dernière mise à jour : 12 novembre 2014.