En tant qu’aidant familial, comment préserver ma santé pour mieux aider mon proche ?

« Souffler » sans culpabiliser

De nombreux dispositifs permettent aux aidants de prendre un peu de temps pour leur santé, leur vie familiale, sociale voire professionnelle. En prenant soin de soi, on peut encore mieux aider son proche malade.

Fatigue, dépression… à qui en parler ?

Commencez par parler de vos troubles de santé (morale ou physique) à votre médecin traitant, ou aller dans un centre de santé mutualiste. Pour vous faire accompagner en tant qu’aidant, vous pouvez contacter :

  • si vous accompagnez une personne de plus de 60 ans à un Centre Local d’Information et de Coordination (CLIC)
  • si votre proche a moins de 60 ans : la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) dont vous dépendez
  • le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de votre commune

Un CLIC est un centre d’information recensant l’ensemble des services disponibles sur le territoire qu’il gère. C’est aussi un lieu d’écoute et de communication, où les aidants familiaux peuvent être aidés dans les prises de décision permettant d’améliorer leur vie quotidienne, connaître leurs droits, etc.

N’hésitez pas également à participer à un groupe de parole ou aux rencontres Café des aidants proposées par l’Association Française des Aidants (AFA) par exemple ou par des associations de patients spécifiques à une pathologie (ex : France Alzheimer). Ces moments d’échanges permettent de confier ses difficultés quotidiennes, partager ses expériences, entretenir un lien social, etc.

 

Evaluer sa fatigue

L’échelle de Zarit évalue la charge que représente l’accompagnement quotidien d’une personne dépendante à domicile par un proche, pour aider sans s’épuiser.

Retrouver du temps pour soi

Différentes mesures peuvent être mises en place pour permettre à l’aidant de se reposer :

  • Aide à domicile ou auxiliaire de vie : pour réaliser la toilette, les repas, les courses, etc.
  • Accueil de jour : le temps d’une demi-journée, jusqu’à plusieurs fois par semaine.
  • Garde de nuit : au domicile de la personne, entre 19h et 6h du matin.
  • Etablissement d’accueil temporaire
  • Hébergement temporaire : quelques jours à quelques semaines (90 jours/an maximum).

 

Être aidant et travailler : le congé de soutien familial

Il est possible de prendre un congé pour s’occuper d’un proche dépendant. Sa durée est de 3 mois maximum par an. Pour cela vous devez faire la demande à votre employeur par lettre recommandée, au moins 2 mois avant le début du congé. En savoir plus.

Zoom

Formation des aidants avec France Alzheimer

Vidéo : Alzheimer: mieux vivre le quotidien

La Mutuelle Familiale  en partenariat avec France Alzheimer et maladies apparentées propose aux aidants non professionnels (familles, amis, voisins) qui accompagnent régulièrement une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, une formation pour les aider à faire face.

 

 

La formation apporte des outils essentiels à la compréhension des difficultés de la personne malade, à l’adaptation de l’environnement, à l’amélioration de la communication et au maintien de la relation.

Co-animée par un binôme-formateur, psychologue et bénévole d’une association, la formation allie apports de connaissances et mises en commun des expériences et des vécus. Totalement gratuite, la formation d’une durée de 14 heures est découpée en 5 à 6 séances, espacées dans le temps afin de favoriser l’appropriation des contenus. Les différentes thématiques se complètent afin de permettre aux aidants de disposer des outils nécessaires pour vivre au mieux leur engagement et ne pas s’épuiser.

 

Les contenus abordés sont les suivants :

  • connaître la maladie,
  • s’informer sur les aides possibles,
  • accompagner au quotidien,

 

 

Dernière mise à jour : 27 juillet 2018

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