Comment réduire le risque d'allergies alimentaires de mon enfant ?

Une préoccupation contemporaine

Œuf, arachide, lait de vache, poisson et moutarde sont responsables de la majorité des manifestations allergiques chez les moins de 15 ans. Elles sont de plus en plus fréquentes, mais certaines précautions mises en place dès les premiers mois de l'enfant peuvent réduire leur risque de survenue

Qu'est-ce qu'une allergie ?

C’est une réaction inhabituelle de l’organisme à une substance étrangère, appelée allergène. Sans effet chez la plupart des personnes, elle peut provoquer chez les allergiques des troubles digestifs, respiratoires, cutanés…

La réaction allergique

La consommation d’un aliment allergène, même en quantité infime, peut provoquer un gonflement des tissus (lèvres, langue…), de la toux, des rougeurs… Sous sa forme la plus grave, l’allergie alimentaire peut se manifester par un œdème de Quincke, voir un choc anaphylactique. Il est alors impératif d’appeler les secours au 15, 18 ou 112.

Quelles solutions ?
Le traitement principal d’une allergie alimentaire est l’éviction de l’aliment problématique. Les personnes souffrant d’une allergie ont tout intérêt à préparer leur propre repas. Elles éviteront ainsi les plats préparés qui indiquent sur leur liste d’ingrédients des « traces de fruit à coque/moutarde etc.».

Allergies alimentaires et intolérances alimentaires : quelles différences ?

Au contraire de l’allergie alimentaire, l’intolérance alimentaire ne fait pas intervenir le système immunitaire. L’intolérance est liée à un dysfonctionnement de l’organisme qui ne digère pas un nutriment particulier. C’est le cas de l’intolérance au lactose (sucre du lait), due à une déficience en lactase, enzyme qui permet de digérer le lactose. La consommation de lait entraine alors des diarrhées, ballonnements, etc.

Les données scientifiques actuelles démontrent qu’il est possible de mettre en place une prévention primaire, c'est-à-dire avant même que l’enfant ne manifeste une réaction liée à l’alimentation, pour réduire les risques de survenue d’une éventuelle allergie. Retrouvez des conseils pratiques dans la rubrique Je veux agir.

Zoom
8% des enfants souffriraient d'une allergie alimentaire.
La fréquence des maladies allergiques a considérablement augmenté ces 30 dernières années. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère l’allergie comme étant la quatrième maladie dans le monde. Certains facteurs environnementaux peuvent expliquer cette explosion des allergies alimentaires : pollution, tabac, multiplication des acariens dans les maisons surchauffées, transformation plus poussée des aliments, certains médicaments, excès d’hygiène…

Un enfant est considéré « à risque » d’allergie si un proche parent (père/mère/frère ou sœur) est lui-même allergique. Les parents d’enfant « à risque » doivent être d’autant plus vigilants aux réactions inhabituelles de l’enfant.

 

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Dernière mise à jour : 07 août 2018.