Acouphènes : comment vivre avec ?

Un problème de santé publique

En France, 2,5 millions d’individus sont officiellement déclarés acouphéniques, mais le chiffre réel se situerait plutôt autour de 8 millions.
Jeunes, adultes, seniors, toutes les tranches d’âge sont concernées !

 

 

 

Parmi les troubles de l’audition, les acouphènes (bourdonnement et sifflements dans la tête et dans l’oreille) sont des symptômes de plus en plus fréquents au sein de la population française. Les jeunes sont conscients des risques réels mais ne prennent pas toujours au sérieux les recommandations pour préserver leur audition. 

Comment surviennent les acouphènes ?

1 seule exposition sonore violente (concert, travaux...) suffit à dégrader l’audition et/ou provoquer des acouphènes. Le bon réflex : consulter un ORL en urgence en cas de bourdonnements, sifflements, etc.

L’origine de ces troubles de l’audition est multiple : traumatisme auditif, usure des mécanismes de l’oreille avec l’âge, choc émotionnel, médicaments toxiques pour le système auditif... L’une des caractéristiques de l’audition est qu’elle s’use avec l’âge, et se dégrade rapidement lorsqu’elle est soumise à des pressions acoustiques. 

Comment entendons-nous ?

Le rôle principal du système auditif est de transmettre les signaux aux aires cérébrales et plus spécifiquement au cortex auditif. Le pavillon va servir d’intermédiaire entre le dedans et le dehors. Il capte les sons et les amène au tympan par le conduit auditif. L’audition est alors déclenchée grâce à la vibration de l’air se déplaçant sous la forme d’une onde. 

 

 

  • Situation normale : lorsque le tympan bouge, le marteau, l’enclume et l’étrier mettent en mouvement le liquide qui fait bouger les cellules ciliées (appelées cellules sensorielles) dans la cochlée. En vibrant, les cellules ciliées vont envoyer des décharges électriques au cerveau par le nerf auditif. Le cerveau va alors interpréter le son. Celles placées à l’entrée de la cochlée sont sensibles aux aigus et celles positionnées en haut de la cochlée, aux graves.
  • Situation à risque : lorsque le son est intense, une réaction en chaîne va créer une forte pression dans l’oreille. Telle une tempête sur un lac, les cellules ciliées se courbent comme des roseaux, certaines fléchissent voire se décrochent, mais ne repoussent pas. Dans ce cas, elles ne peuvent plus transmettre des influx nerveux au nerf auditif. Le cerveau ne reçoit plus l’information pour décoder et interpréter.

Source visuel: Journée Nationale de l’Audition

Vivre avec ces gênes ou troubles en permanence est insupportable et provoque fatigabilité, dégradation de la vie intellectuelle, physique, psychique et sociale.

Des conseils pour mieux vivre avec ce handicap vous sont proposés dans la rubrique Je veux agir

 

Fiche réalisée avec le concours de la Journée Nationale de l’Audition (JNA).

Dernière mise à jour : 27 mars 2014.